Autre cadavre exquis en prose !

Autre cadavre exquis en prose !
Nos trois grandes écrivaines continuent sur leur lancée !! On les applaudit bien fort !!! ;)

Le regard envoutant se posa
sur le bureau du
cancre qui
écrivait des grattes pour le cours de grec.Athènes
est la ville qu'il n'arrivait jamais à situer. Il dessina un plan qu'il
glissa dans sa trousse. Soudain

il sentit un regard se poser sur lui; le regard
inquisiteur d'une fille. Soudainement il rougit et
s'enfuit en courant à travers les couloirs quand il percuta violemment
M.******,le proviseur adjoint le plus sexy de la région qui
se pavanait dans un complet veston usagé
et une ridicule petite raie à droite. Il hurla qu'
il avait vu un rhinoceros : "Oh ben ça alors!"
"Il fonce droit sur nous" entendit-on hurler. Puis
il sauta la grille, courut à travers les rues et sauta dans la Loire,
poursuivi par

un chamois des montagnes (ben oui pas un chamois de la mer) qui bêlait
et

trottait gaiement sur le flanc
du rocher, mais il glissa et
tomba sur un énorme coquillage qu'il mit à son oreille et alors il
entendit : "Je ne capitule pas" fin du IIIeme acte de Rhinocéros


Aurélie, Ségolène et Océane

je précise juste que celui-là a été écrit en cours de Français, en pleine étude de Rhinocéros de Ionesco...ca se voit pas du tt ^^
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# Posté le samedi 09 avril 2005 10:14

Modifié le vendredi 06 janvier 2006 08:06

Encore encore..! =)

Encore encore..! =)
Toujours les mêmes, toujours aussi motivées, et toujours aussi douées !! =D

L'hégémonie romaine tue le mal à la racine
dit le méchant professeur de latin au pauvre petit
cornichon qui sautillait sur
la tartine de nutella à moitié mangée. La bouteille de
cianure se renversa sur le bureau du prof qui partit se plaindre à la
Lune

que son ami Pierrot avait pris sa plume pour
écrire une magnifique histoire d'amour qui ne finisse pas par
la naissance de plein de petits mômes... Le prof tira la langue à la
Lune

qui, vexée, prit un air hautain et lui tourna le dos. Alors
Pierrot tomba de la Lune et s'enfuit en courant. Effrayé de cet air
froid et sec, le professeur appella la police et le Soleil. La police
n'arriva pas mais le Soleil vira la Lune à coups de pieds dans le derrière.

La lune alla se réfugier chez les lointaines étoiles. Depuis il fit
toujours jour

et les hommes durent apprendre à vivre sous le soleil cuisant malgré
toutes ces choses affreuses." Sur ce, le proviseur adjoint le plus sexy
de toute la région (hum, hum...ça, c'est pas moi qui le dit...), avec sa
petite raie ridicule à droite et son complet veston... entra dans la classe,
accompagné de Dieu, le proviseur, de trois CPE et d'une dizaine de
professeurs. Il hurla que c'était honteux et inadmissible de s'amuser à
faire des cadavres exquis durant les cours de français, surtout si c'était
pour se moquer de lui. Il arracha violemment la feuille à la pauvre Aurélie
qui était justement en train d'écrire, et sortit en maugréant et en claquant
la porte. FIN


Aurélie, Océane et Ségolène
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# Posté le samedi 09 avril 2005 10:37

Modifié le vendredi 06 janvier 2006 08:07

Poème "classique" pour changer

Poème "classique" pour changer
Voilà un de mes poèmes préférés. on m'a suggéré de varier un peu les auteurs ^^ (pas de couleur pour celui-là non plus)

Une Charogne.

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infame
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une facon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur etait si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'ou sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élancait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiete
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait laché.

Et poutant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposées !


Charles BAUDELAIRE

# Posté le samedi 09 avril 2005 10:47

Modifié le vendredi 06 janvier 2006 08:08

Nouveaux auteurs

Nouveaux auteurs
Voici un petit poème tres touchant à quatre mains, dont trois nouvelles...à savourer en silence.

La vie est bien injuste, elle est par trop cruelle
Plein de gens sont tués, et les hommes sont infects
A seize ans, mourir la nuit de Noël : affreux...
Mais un grand ciel gris toute la vie n'est pas mieux.
Une percée de soleil, un espoir très soudain
Peut ranimer la flamme habitant les hommes
Mais un tout petit démon passe, la paix trépasse
Il ricane, plane au-dessus de nos têtes inquiètes
Un ange le chasse, fragile équilibre, il vient.


Charlotte, Grégoire, Mathilde et Aurélie.

# Posté le samedi 09 avril 2005 10:56

Modifié le vendredi 06 janvier 2006 08:08

Pamphlet contre les tortues-tonneaux à lunette ;)

Pamphlet contre les tortues-tonneaux à lunette ;)
Voilà encore un cadavre exquis en prose à 3 mains, avec tout de même un thème donné à l'avance, que je vous laisse deviner ;)

Dans un grand et sinistre lycée de Nantes sevissait une prof d'allemand qui
terrorisait ses élèves en les ennuyant. Sa seule vision
était très limitée par d'horrible lunettes. Bigleuse
comme une taupe, elle reconnaissait à peine les élèves qu'elle torturait. Un jour, elle
décida de sortir dehors pour
chercher les élèves récalcitrants (on les comprend) et
comme ceux-ci s'étaient cachés dans les arbres et la bombardaient avec des dictionnaires allemands, elle alla geindre auprès de son ami
le très charmant et sexy Mr J. qui alors
l'aida à ramener les petits fuyards. Rougissante comme une gamine, Mme M.
se vouta encore plus que d'habitude, ce qui accentuait sa bosse. Cependant quelques rebelles se refugièrent sur les toits du lycée. Scandalisés, ils appelèrent quelqu'un qui avait l'habitude de poursuivre les gens sur les toits depuis une certaine occupation du lycée,
et celui-ci, après une course effrenée, les chopa par le col pour
les mettre de force dans la classe qu'il ferma à clefs! Les élèves se mirent alors à crier :
ce qui rameuta tous les élèves du lycée qui les libérèrent, se fabriquèrent des piques avec les grilles, et
empalèrent une tête sur un pique comme avec le gouverner de la Bastille à la Révolution Française, lorsque la prof d'allemand
voulut sortir elle fut elle aussi décapitée...Les sauvages
mirent sa tête sur une pique. Embeté par toute cette agitation qui empechait les pauvres prépas de travailler, le proviseur appela le prefet qui
arriva dans sa Batmobile et
chopa le proviseur, arrêta les policiers... en gros rétablit l'ordre. Les élèves l'acclamèrent puis retournèrent en cours avec satisfaction.

Ségolène, Océane et Aurélie

# Posté le samedi 16 avril 2005 09:02

Modifié le vendredi 06 janvier 2006 08:10